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Notre marraine Mélanie Laurent

L'actrice Mélanie Laurent tourne "Demain", un documentaire sur les solutions positives qui pourraient changer notre société. Elle a accepté d'être la marraine de The Place to Bio. Entretien.

Par Julie Coignet


  • Notre marraine Mélanie Laurent

    © DR

A quand remonte votre déclic écolo ?

A mon enfance d'abord. Mes parents ont toujours fait attention à l’eau, à éteindre les lumières, à manger des bons produits de saison. C’était juste du bon sens… ce qui devrait être la définition de l’écologie !

Puis il y a eu mon premier voyage avec Greenpeace en Indonésie, où j'ai vu les ravages de la déforestation. Un voyage à la fois merveilleux et dramatique. Il y a un avant et un après. Je me suis retrouvée avec des gens qui s'engagent totalement pour de grandes causes écologistes et je me suis dit : « Je suis mignonne à trier mes déchets et à prendre des douches plutôt que des bains, mais en fait, je ne fais rien. » C’est bien aussi de se culpabiliser, parfois !

La naissance de votre fils vous a-t-elle amenée à aller plus loin ?

Avant que je tombe enceinte, Cyril Dion m’a parlé de son projet de documentaire sur la société telle qu'elle pourrait être, de son envie de montrer les solutions positives qui existent déjà dans le monde. Quand j’étais enceinte de trois mois, il est passé à la maison et m'a parlé d' une étude scientifique internationale ["Approaching a state shift in Earth's Biosphere", NDLR] qui indique que l'humanité pourrait disparaître d'ici 2100 à cause des dérèglements climatiques.

Je lui ai dit : « Je suis enceinte, pourquoi tu me dis ça ? » J'ai pensé à mon fils, je me suis qu'il n'allait peut-être vivre que jusqu'à 60 ans, c’était juste horrible... Alors je me suis lancée : « OK, on va réaliser ce documentaire ensemble. » On n'a pas la prétention de changer le monde. Demain, que nous tournons en ce moment, c'est un film sur la solidarité, un documentaire écolo positif qui donne envie de faire quelque chose pour nos enfants.

Y sera-t-il question d'alimentation, d'agriculture ?

Le film va aborder l’habitat, l’économie, l’éducation et l’agriculture. On va voir ce qui se fait de mieux partout. En Normandie, on va montrer l'exploitation géniale de Perrine et Jean-Pierre. Elle était juriste pendant des années, lui était marin. Ils ont tout laissé tomber, ils ont revendu leurs biens pour acheter cette ferme, l'une des plus belles au monde en permaculture, un vrai jardin à l’anglaise. Et c'est un système vraiment rentable pour les agriculteurs !

Restez-vous optimiste ?

Je n’étais pas très optimiste quand Cyril est venu me dire que mon enfant allait mourir à 60 ans ! [Sourires...] Puis on est parti sur l’idée de faire ce film pour lui, pour Léo. Même s'il est petit, je l’emmène partout sur le tournage avec l’idée de lui montrer une voie, un espoir.

Ce projet a changé beaucoup de choses pendant ma grossesse. Avec les hormones, la moindre agression, le moindre truc que vous lisez dans les journaux, le moindre manque d’humanité, tout vous bouleverse parce que vous êtes en train de donner la vie. Ce docu, c’était vraiment la seule chose qui me rendait le sourire dans ces moments-là. Je pourrai dire à mon fils qu'on s'est battus, on n'a pas baissé les bras !

A quoi faites-vous attention dans les magasins d'alimentation ou au restaurant ?

Je cuisine uniquement avec des fruits et légumes de saison. Je suis devenue radicale : si je mange une tomate en plein hiver, j’ai l’impression de commettre un crime ! Je fais mes courses en passant par La Ruche qui dit oui, c’est de la super bonne qualité à des prix de dingues. En plus, on aide les fermiers puisque l’argent va directement dans leur poche [ils reversent ensuite une commission de 16,7 % pour les frais de structure et l'organisation de la vente, NDLR]. C’est important de promouvoir une meilleure qualité, même en période de crise. C'est possible pour tout le monde, ce n'est pas réservé aux bobos !

Je vais rarement au resto, mais quand j'étais dans le XVIIIe arrondissement, à Paris, il y a avait plein de petites adresses mortelles avec des produits bio, comme Soul Kitchen et le Hope Café. Je vais aussi comme tout le monde dans des brasseries pour manger un truc rapide… Mais quand je vois du thon à la carte, je vais en cuisine demander des explications au chef !

Pourquoi avez-vous accepté d’être notre marraine ?

Tout simplement parce que je suis la première concernée. J'ai envie de savoir où je peux aller bien manger en défendant mes convictions. Je suis ravie, c'est un bel outil !

Dernière mise à jour : 28/08/2014

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